On a demandé nos Postulants qu’ils écrivent quelque chose d’eux même. Voila leurs ressentiments:

En ce jour du 09-12-2013, nous fr. Ulrich et fr. Gloire nous vous partageons notre expérience de la vie au postulat chez les frères mineurs capucins de la délégation du Gabon.

Nous sommes arrivés dans la communauté de Cocobeach le 1er octobre dernier et avons effectués notre rentrée le 04 du même mois en la fête de saint François d’Assise.

Au tout début, la présentation à différentes communautés furent le cérémonial récurrent. Et c’est ce qui a justifié notre présence à  l’ouverture de l’année pastorale du doyenné de la route le 27-10-2013 à Ekouk. Vous l’aurez bien compris cela fait déjà deux mois que nous sommes ici.

Pour moi Ulrich la première chose qui m’a beaucoup touchée est que depuis leur arrivée, tous les frères de la Pologne ont souvent eu du mal à prononcer mon prénom du fait que chez eux le même prénom a une autre prononciation. Mais à mon arrivée j’ai juste évoqué cela en riant avec l’un d’eux et j’ai eu l’impression que tous, cette fois-ci avaient décidés d’apprendre à prononcer mon prénom.

Me concernant moi Gloire, l’impression de manquer de considération me hantait. Je pensais qu’ils pouvaient douter de ma vocation. Fusse à cause de mon jeune âge? Et puis j’avais un autre complexe, c’était comme une peur qui m’empêchait de m’exprimer librement ou encore de demander quelque chose à mon maître quand j’en avais besoin. Mais heureusement que cet état est passé et je félicite vraiment la communauté pour cela. Car le maître des postulants nous ouvre librement sa porte pour l’écoute et l’accompagnement. De plus, un mois après notre entrée,il y a eu l’entretien avec le maître qui nous permis de donner notre opinion. Grâce à cela j’ai pu surmonter ce tracas et je peux dire que je me sens épanoui.

Les frères se sont toujours montrés très attentionnés et disponible pour nous. Aussi ils nous encouragent à exploiter les talents que nous avions gardé à l’état embryonnaire en nous. Tous deux nous sommes souvent invités, surtout le dimanche, à faire la cuisine pour la communauté et nous pouvons le dire ce n’est pas toujours un plaisir, mais ça va. Nous arrivons toujours à mettre quelque chose sur la table. Chacun de nous peut participer à la pastorale au niveau de la paroisse le samedi de 17h a 18h, en fonction des mouvements auxquels nous avons appartenus, moi Ulrich je travaille avec les lecteurs et Gloire avec les servants.

Depuis notre arrivée, la délégation c’est déjà réuni trois fois à diverses occasions. À chaque fois nous avons remarqué que tous les frères de différentes communautés voulaient savoir si l’on se portait bien, si nous avions des nouvelles de nos familles et si l’on recevait un bon traitement dans la communauté de Cocobeach. Cela nous encourage vraiment.

Toutefois nous ne pouvons pas dire que nous sommes déjà au ciel. Il est vrai que les frères veulent toujours entretenir la conversation avec nous mais parfois, durant ces conversations le sujet devient très intéressant mais soudain l’un d’entre eux décide de la faire basculer en polonais. C’est malheureusement le problème de la cohabitation de deux culture différentes même par leur langue. Ce n’est pas toujours facile de vivre avec des personnes différentes de celles avec lesquelles nous nous sommes habitués mais nous arrivons toujours à supporter. Comme nous l’avons toujours dit c’est le meilleur postulat du monde: belle maison,vue sur la plage etc. Mais nous ne pouvons pas profiter même du cadre. Nous nous félicitons d’être ici et nous félicitons aussi les frères pour les efforts fournis.

Nous avons conscience de divergence de nos cultures mais ce n’est pas plus difficile que dans toutes les autres communautés, il y a des hauts et des bas. Mais pour autant nous ne désespérons pas, car nous savons que nous avons le soutien de Dieu qui nous a appelés et que nous pouvons compter sur vos prières. Merci.

Fr. Ulrich et Fr. Gloire