Chaque des formes de la culture est liée aux rites d’inhumation et de commémoration des morts. Même ceux qui disent qu’ils sont incroyants, face à la réalité de la mort, des cadavres humains ressentent l’anxiété ou la peur. Dans les religions traditionnelles les morts et leurs tombes occupent une place importante, mais ça ne doit pas être comprit dans le contexte de la pensée européenne.

Dans cette partie de l’Afrique équatoriale les mort étaient enterrés prés de la maison. Aujourd’hui aussi, aux villages ou dans les petites villes il n’y a pas de cimetières municipaux. En écoutant les histoires des anciens du village, vous verrez que beaucoup de choses ont changé quand il s’agit de la législation sur la mort d’un membre de la famille, mais ce qui est le noyau de la tradition a été préservée.

A la veille de l’enterrement, à la maison du défunt est organisée une veillée, qui dure toute la nuit. Les plus proches pour la personne décédée veillent prés du cercueil assis sur le sol. La veillée c’est souvent notre présence, même si nous n’avons rien à faire… Parfois on invite les chorales qui chantent toute la nuit. Cette veillée prend la forme caractéristique pour la communauté religieuse à laquelle appartenait le défunt: chrétiens, musulmans, « bwitistes » ou sectes judéo-chrétiennes. Malgré les différences doctrinales la nature de la veillée est immuable, et est accompagnée par la présence de toutes les générations prés d’un mort.

Au matin on creuse la tombe. Selon la tradition, cela ne peut être fait le jour précédent, car le tombeau ne peut pas rester vide. Une telle situation porterait un malheur. Lorsque la tombe est creusée, et jusqu’à la cérémonie il y a un peu de temps, il faut mettre dedans un tronc du bananier, pour ne pas laisser une  fosse vide. Un bananier dans cette culture est un symbole de vie et jadis sous cet arbre  on mettait le placenta après l’accouchement.

La cérémonie d’enterrement elle-même est très courte, et comme la veillée – sa  forme dépende de la communauté religieuse. Après un bref rite sur la tombe suit un mot d’adieu. Ces mots sont réservés à la tête de la famille ou du clan, ou quelqu’un des anciens. Si un défunt était une personne âgée – ce sont généralement des mots d’adieu et de remerciement pour le bien. Si c’était un enfant, ou quelqu’un dans la maturité de la jeunesse, parfois déjà prés de la tombe, pendant le discours on  commence à chercher un coupable ou annoncer la vengeance.

Après le dernier adieu à la tombe on dépose le cercueil dans l’accompagnement des lamentations et des pleurs. Maintenant les sentiments de douleur à cause de la perte prendra un caractère très distinct. Lorsque le cercueil avec le corps, ou lui même, le corps, enveloppés dans un tissu sont déjà dans la tombe, on jette dedans les  vêtements et parfois les choses personnels du défunt. Si on soupçonne que la mort a été causée par l’envie, la colère, la jalousie, et par suite un sorcier a envoyé un vampire, au tombeau sont jetés des fétiches, pour se venger, et de trouver le coupable. Puis on enfouit la tombe, et ainsi se termine la cérémonie funèbre.

Comment nous, les capucins, pouvons-nous « baptiser » les rites traditionnelles? Tout d’abord, comme partout dans le monde, nous proclamons la victoire du Christ sur la mort, notre mort. La résurrection n’existe pas dans le culte traditionnel et il n’y a pas de Christ. Nous avons donc mis l’accent sur le message de la « Bonne Nouvelle », aussi dans l’aspect de la mort d’un homme. Deuxièmement, nous leurs montrons que l’amour de Dieu est plus grand que le pouvoir des sorciers, mais ça suppose la confiance en Dieu, même dans la mort. Cependant, la suppression de la recherche des éléments démoniaques dans la réalité et par conséquent la vengeance, ne sont pas si faciles. On attire leur attention en faveur de la miséricorde de Dieu et aussi de son plan pour le salut de l’homme.

Après les funérailles le sépulture reste pratiquement abandonné, jusqu’à la fête de tous les défunts, ou jusqu’aux événements reliés à la mémoire de leur ancêtre. De la présence d’un tombeau, dans un lieu, souvent nous rappelle une croix vermoulue,  soit  spécialement plantées, des fleurs rouges.

Fr. Paul Truszkowski, curé de Ntoum