Mission

Le 2 Août 2000, la Province de Varsovie de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins a envoyé en République du Gabon  les Frères Jaroslaw Antoniak et  George Siedlecki. Ils sont venus à l’invitation de l’archevêque de Libreville Mgr Basile MVE Engone, SDB. Ils ont pris le soin pastoral de la paroisse de SainteThérèse de l’Enfant-Jésus, dont le centre était, à quelques kilomètres de la capitale, au grand village d’Essassa.

Paroisse d’Essassa et sanctuaire de Melen

La paroisse a été fondée il y a quatre ans (en 1996) et à l’origine comprenait trois gros villages, situés le long de la route nationale principale: Essassa, Nkok et Nkoltang. Dans les années suivantes se sont ajoutés à la paroisse d’autres villages (Bikélé, Bizango, Ayeme Plaine et Ayeme Maritime), ce qui signifie que la paroisse est devenue très vaste et très diversifiée. Avant la date de l’érection de la paroisse, tous les villages situés sur son territoire étaient sous la pastorale des missionnaires et des prêtres diocésains de St Michel de Libreville. Les villages avaient leurs chapelles  desservies périodiquement pour la liturgie et la catéchèse. Au départ, les missionnaires ont fait leur chemin dans la zone de la mer, aménageant les cours d’eau et nageant dans la partie supérieure ; puis, avec le travail des forestiers, ont été aménagées des routes de terre,  latéritées  puis asphaltées. Les gens ont commencé à émigrer des rivières du côté de la route, déplaçant ainsi le village tout entier vers un nouvel emplacement.

A Essassa est aussi le seul monastère au Gabon, un monastère de Clarisses contemplatives, elles ont également fait pression depuis des années pour la présence dans l’archidiocèse de l’un des ordres religieux franciscains.

En 2002, l’archevêque de Libreville, Mgr Basile MVE ENGONE, confient aux Capucins le sanctuaire marial de Notre-Dame du Gabon à Melen, une banlieue de la capitale Essassa. Son administrateur est le frère Jaroslaw Antoniak qui doit s’employer à faire revivre les sanctuaire, niché sur une colline avec une église et une statue de Marie, installée par les Soeurs de l’Immaculée Conception de Castres . C’est devenu un lieu de pèlerinage individuel et organisé par les paroisses et les soins pastoraux. Au sanctuaire ont déjà été construites des nouvelles maisons pour les Frères Capucins présents à Melen, puis pour les Soeurs Serafitki venues en 2006.

Au debout, durant un an et demi, les Capucins travaillèrent d’abord à la construction de la première maison religieuse à Essassa. Très vite, d’autres frères sont venus rejoindre les pionniers. L’année 2002 a été une époque de «l’expansion des Capucins ».  Les Capucins d’Essassa ont pris progressivement la pastorale à Ntoum et Cocobeach.

Paroisses à Ntoum et Cocobeach

A cette époque, la paroisse de Saint Thomas de Ntoum et la paroisse de Notre-Dame de la Mer à Cocobeach, par manque de personnel dans le diocèse, ont été reliées entre elles et gérées par le curé de Ntoum (les premiers prêtres qui y avaient travaillé étaitent de la Congrégation du Saint-Esprit, puis de l’ordre des Prémontrés). Le 25 Décembre 2002, date d’installation du Fr George Siedlecki en tant que curé de Ntoum et Cocobeach, ces deux centres sont venus sous la tutelle spirituelle des Frères Capucins. Travailler dans la paroisse revenait à des allées et venues entre les deux villes et des visites périodiques aux nombreuses chapelles dans les villages. Pour franchir les 83 kms, on met environ deux heures et demi à quatre heures de route, entre les deux villes, en fonction de l’itinéraire et de l’époque de l’année. A Ntoum, dans les premiers temps, les deux frères ont fait les réparations nécessaires à la maison paroissiale. Ils ont construit un bon dispensaire paroissial très apprécié par les gens. Ils ont  également commencé des visites régulières dans les villages. Pendant un certain temps, en 2009-2010, les frères vivant à Ntoum s’occupent de St Paul de Donguila. Ce centre à son apogée, était un important centre pastoral, une grande station missionnaire et un centre éducatif dynamique. Aujourd’hui, après la construction de routes , la paroisse St Paul a perdu son importance.

Cocobeach devient une paroisse le 13 Août 2006, avec l’ installation comme un curé local du Frère Darius Jagodzinski. Quelques mois plus tôt, les Capucins affectés à la paroisse s’installent définitivement dans la petite maison paroissiale délabrée. Fr Darius fut le premier curé sur place après trente ans. Dans les années suivantes, la paroisse de Cocobeach a retrouvé son ancienne importance. Les Capucins y ont fondé leur troisième communauté. La pastorale dans les villages situés sur les rives des fleuves Mitemboni et Noya est facilitée par les voyages en bateau. Les villages sont visités chacun quelque fois par an. La ville est un centre important pour le pays, un lieu de passage de la frontière maritime en Guinée Equatoriale. Près de Cocobeach, au cours de la première évangélisation, un village a abrité le séminaire et la ville était autrefois un lieu de manutention et témoin des luttes des esclaves pendant la Seconde Guerre mondiale.  Avant la Première Guerre mondiale, la région passa sous l’autorité de l’Allemagne et fut gérée par un Camerounais.

Ainsi, dans la première décennie de l’œuvre missionnaire de l’Archidiocèse de Libreville au Gabon la présence capucine a été fermement établie dans cette région de l’Afrique. Ces communautés capucines sont rattachées à la Province de Varsovie pour laquelle, ils sont source d’expérience importante et précieuse. En 2008, sont officiellement érigés trois couvents de Capucins – à Essassa, Ntoum et Cocobeach. La construction d’un dispensaire médical à Essassa et l’expansion de l’Eglise de Ntoum sont en voie d’achévement. Chaque communauté a ses propres plans pastoraux pour l’avenir. La prochaine étape importante sera sans doute pour l’Ordre de pousser des racines plus profondes au Gabon en ouvrant le charisme capucin à ceux qui sont nés sur cette belle terre africaine.

Le 28 Novembre 2011, par décision du Ministre Général, a été créé une Délégation de la Province de Varsovie au Gabon, première étape importante en vue de devenir indépendant des Capucins de Pologne. En Décembre 2011, les frères ont vécu la visite fraternelle du Définiteur Général pour l’Afrique, Fr Agapit OFMCap.